Les chiffres
                 de l'incinération
 Mieux comprendre
  Le traitement multifilières
  Le rôle du Sitom Sud Gard
  La production des déchets
  Le tri et la collecte sélective
  Le recyclage
  Les chiffres du recyclage
  Le compostage
  Les chiffres du compostage
  L'incinération
  Les chiffres de l'incinération
 
Les caractéristiques d'exploitation dans le Sud Gard

• Un four de 14 tonnes/heure en tranche ferme
• Un four de 5 tonnes/heure en tranche conditionnelle
• Une fosse de réception de 5 700 m3 correspondant à plus de dix jours de collecte
• Une mise en balle des déchets de 6 000 tonnes assurant une souplesse d'utilisation par rapport aux 110 000 tonnes collectées par an
• Un local et une chaîne spécifiques pour le traitement des déchets issus des activités de soins à risques (DASR)

Les performances atmosphériques

Le contrôle environnemental, le point zéro
Le contrôle environnemental, le point un

Repères
Les normes de dépollution sont fixées sur des quantités rejetées. Que représentent-elles ?

1 Mg 1 millième de gramme
0,1 Mg 1 dixième de millième de gramme
0,01 Mg 1 centième de millième de gramme
1 Ng 1 milliardième de gramme
0,1 Ng 1 dixième de milliardième de gramme
0,01 Ng 1 centième de milliardième de gramme

La dépollution des fumées à 0,04 Ng pour les dioxines et furanes se situe au niveau du centième de milliardième de gramme, 60 % en dessous de la norme (0,01 Ng).
Nous sommes à la limite du mesurable.

De plus, la CGEA s’est engagée à obtenir les certifications ISO 9002 pour la conduite des opérations internes à l'usine et ISO 14001 pour l'impact sur l'environnement.


Le process industriel

Une fois collectés, les déchets ménagers sont amenés à l'usine d'incinération et stockés dans une fosse, avant d'être introduits dans le four. Portés à une température supérieure à 850 °C, les déchets sont alors incinérés. Les résidus à l’issue de cette combustion, appelés mâchefers, sont recueillis sous le four, pour être retraités et recyclés ; ils entrent notamment dans la composition des revêtements routiers. Les gaz et fumées à haute température sont aspirés hors du foyer : commence alors la véritable valorisation énergétique des ordures ménagères.
Ces fumées à haute température sont valorisées tout d'abord dans une chaudière. Les calories ainsi libérées, comme dans une cocotte-minute, portent l'eau de la chaudière à des températures élevées, la transforme en vapeur. Cette vapeur produira ensuite de l'électricité par l'intermédiaire d'un turbo-alternateur.

Les fumées, après avoir cédé leurs calories vont ensuite suivre un processus complexe d'épuration. Dans un premier temps dans un laveur, essentiellement pour évacuer les polluants acides par traitement au lait de chaux, puis dans un filtre à manches, par lequel sont récupérées des cendres (appelées REFIOM résidus de fumées d’incinération d’ordures ménagères), contenant à la fois les polluants acides, les poussières, et les dioxines, elles-mêmes captées par du charbon actif, avant passage des fumées dans le filtre. Les REFIOM sont ensuite évacués vers un CET (Centre d'Enfouissement Technique) de classe I. Enfin, un dernier passage des fumées épurées dans un appareil appelé SCR permet sous l'effet d'un catalyseur de dissocier les molécules d'oxyde d'azote (NOx) en oxygène et en azote.
Ces différents traitements performants assurent une épuration optimale, et permettront à l'usine d'incinération à valorisation énergétique du SITOM Sud Gard d'atteindre des niveaux de pollution parmi les plus faibles d'Europe sur une telle unité.

La CLIS de l'usine d'incinération

Pour toute installation classée pouvant présenter un risque pour l’environnement, le préfet crée une commission locale d’information et de surveillance (C.L.I.S.). Cette commission a pour but d’informer le public sur les effets des installations de traitement de déchets sur la santé et l’environnement. C’est une instance de concertation, de dialogue et de surveillance.
Les C.L.I.S. ont pour objet :
• De promouvoir l’information du public en favorisant le dialogue entre la population avoisinante, représentée par ses élus et des membres d’associations, l’administration et l’exploitant du site,
• De faire des recommandations à l’exploitant,
• De mener une action de communication et de sensibilisation du public.
Les CLIS sont présidées par le préfet et composées de représentants des administrations, d’élus et de représentants d’associations riveraines ou impliquées dans la protection de l’environnement.

Pour l’usine d’incinération Evolia, une CLIS a été crée en 1999 et renouvelée en juin 2003.
Outre les représentants de l’état, elle comprend des élus nimois et de communes voisines.
Sont aussi présents, les associations et riverains suivants :
• Association des jardins ouvriers,
• Société de protection de la nature Languedoc-Roussillon,
• C.H.S.C.T. du Crédit Agricole du Gard,
• Association pour adultes jeunes handicapés, CAT de la Bastide,
• SARL camping domaine de la Bastide et associations de riverains,
• Société SEMINIS,
• Union des comités de quartier de Nîmes,
• Association départementale d’action contre l’incinération et les pollutions.
Le SITOM SUD GARD et la société EVOLIA représentent les exploitants.
La CLIS s’est réunie le 15 septembre 2003 sur le chantier de l’usine. Elle s’est terminée par une visite du chantier. Un état de l’avancement des travaux ainsi que l’intégration des évolutions réglementaires en matière de contrôles ont été exposés par les responsables d’EVOLIA.
La surveillance de l’environnement se décline sous deux volets :
• Une auto-surveillance des émissions assurée par la mesure en continu des rejets atmosphériques après traitement des fumées. En cas de dépassement de norme l’usine est arrêtée. La DRIRE qui est l’administration chargée de l’inspection de ce type d’installation contrôle les résultats et peut effectuer des inspections inopinées.
• Une surveillance du milieu naturel dans le périmètre d’influence de l’usine. Pour cela, l’INERIS qui est un institut indépendant et agrée par l’état a établit un protocole qui est présenté aux membres de la CLIS. Il est prévu de mesurer l’impact de l’usine sur la présence de métaux lourds et de dioxines dans l’environnement. Six points de mesure sont installés et un point zéro est en cours de réalisation afin de disposer d’une mesure de l’état initial de l’environnement avant la mise en route de l’usine.

Les représentants de la CLIS ont pu poser toutes les questions concernant ces mesures et le protocole proposé. Parmi les suggestions retenues, figure la création d’un septième point de mesure à situer au sein de la ville de Nîmes. Toute la difficulté des contrôles qui seront effectués sera de distinguer les effets imputables à l’incinérateur des autres sources de pollution (circulation, agriculture, …).
En complément de la CLIS, un comité de suivi des polluants est constitué. Il sera chargé de suivre au plus près les mesures effectuées et leur interprétation.
 

  < page précédente imprimer  
Sitom Sud Gard (Syndicat intercommunal de traitement des ordures ménagères) - Contacts - Mentions légales - Conception : Anatome / Laëtis